Autoconsommation & microgrids

4 mai 2018

Oriane Cebile

Décryptages

Les micro-réseaux ou microgrids peuvent concerner l’échange électrique local mais aussi l’échange thermique, davantage développé à ce jour.

Il n’existe pas de définition légale d’un microgrid à l’heure actuelle. Cependant, l’autoconsommation individuelle et l’autoconsommation collective ont été définies par la loi du 24 février 2017.

La baisse des coûts de production des installations d’électricité de source renouvelable rend envisageable la parité réseau, où le coût de l’électricité autoproduite est inférieur au prix de celle soutirée au réseau. Les installations d’autoconsommation deviennent une réelle opportunité, à condition d’avoir un taux d’autoconsommation et un taux d’énergie renouvelable important dans le mix énergétique.

Les consommateurs, aujourd’hui simples utilisateurs « passifs » de leur consommation, deviendront ainsi « consomm’acteurs ». Pour qu’un projet d’autoconsommation soit mené à bien, celui-ci doit s’accompagner d’une évolution des habitudes de consommation et d’une réelle coopération entre les acteurs d’un même projet. Ce type de projet suppose une horizontalité dans les relations entre acteurs du fait de la décentralisation de la production d’énergie. Les formes contractuelles et les montages de projet en sont affectés et requièrent une attention particulière.

Le développement de l’autoconsommation pourrait par certains aspects, réinterroger le modèle énergétique français, incarné par les principes du « timbre-poste » et de péréquation tarifaire. Les ajustements de tarifs et de taxation pour les projets d’autoconsommation sont en discussion. La Commission de régulation de l’énergie (CRE) joue un rôle important dans ces arbitrages. Les avancées règlementaires sont à suivre de près, notamment l’entrée en vigueur de dispositions spécifiques à l’autoconsommation dans le TURPE en août 2018.

Autoconsommation & microgrids

4 mai 2018

Oriane Cebile

Décryptages

Les micro-réseaux ou microgrids peuvent concerner l’échange électrique local mais aussi l’échange thermique, davantage développé à ce jour.

Il n’existe pas de définition légale d’un microgrid à l’heure actuelle. Cependant, l’autoconsommation individuelle et l’autoconsommation collective ont été définies par la loi du 24 février 2017.

La baisse des coûts de production des installations d’électricité de source renouvelable rend envisageable la parité réseau, où le coût de l’électricité autoproduite est inférieur au prix de celle soutirée au réseau. Les installations d’autoconsommation deviennent une réelle opportunité, à condition d’avoir un taux d’autoconsommation et un taux d’énergie renouvelable important dans le mix énergétique.

Les consommateurs, aujourd’hui simples utilisateurs « passifs » de leur consommation, deviendront ainsi « consomm’acteurs ». Pour qu’un projet d’autoconsommation soit mené à bien, celui-ci doit s’accompagner d’une évolution des habitudes de consommation et d’une réelle coopération entre les acteurs d’un même projet. Ce type de projet suppose une horizontalité dans les relations entre acteurs du fait de la décentralisation de la production d’énergie. Les formes contractuelles et les montages de projet en sont affectés et requièrent une attention particulière.

Le développement de l’autoconsommation pourrait par certains aspects, réinterroger le modèle énergétique français, incarné par les principes du « timbre-poste » et de péréquation tarifaire. Les ajustements de tarifs et de taxation pour les projets d’autoconsommation sont en discussion. La Commission de régulation de l’énergie (CRE) joue un rôle important dans ces arbitrages. Les avancées règlementaires sont à suivre de près, notamment l’entrée en vigueur de dispositions spécifiques à l’autoconsommation dans le TURPE en août 2018.

X