Retour sur la conférence de présentation du Baromètre 2017

L’OID a présenté dans le cadre d’une conférence les principaux indicateurs énergétiques et environnementaux des bâtiments tertiaires publiés dans le Baromètre.

 

La présentation des résultats du Baromètre 2017 a été introduite par Anne-Lise Deloron, Directrice adjointe du Plan Bâtiment Durable qui a remis en perspective les enjeux de la performance énergétique du parc tertiaire avec la riche actualité en matière de politiques publiques. En effet, ces ambitions s’inscrivent dans la déclinaison du plan climat et du plan de rénovation énergétique des bâtiments, présenté dernièrement par les pouvoirs publics. Plus spécialement, Anne-Lise Deloron est revenue sur le développement dynamique de la charte tertiaire du Plan Bâtiment et sur les perspectives du futur décret tertiaire : le projet de loi « ELAN » actuellement en débat prévoit en effet de faire évoluer la disposition légale relative à la rénovation énergétique du parc tertiaire. Un sujet sur lequel l’OID sera particulièrement mobilisé en 2018 au titre de la co-animation du secrétariat de la charte tertiaire.

 

L’indicateur 2017 de consommation énergétique surfacique en énergie primaire pour les bureaux se situe à 422 kWhEP/m2.an. A climat normal, les consommations énergétiques baissent de 2% par an depuis 2012 et sont en phase avec les objectifs de la Loi de transition énergétique.

Mis en perspective par Loïs Moulas, Directeur général, OID, l’objectif de 40% de réduction des consommations énergétiques à l’horizon 2030 implique un indicateur de 257 kWhEP/m².an. Nous sommes loin du compte aujourd’hui lorsque l’on constate que 66% des bâtiments de bureaux se situent en classe E, F et G de l’échelle DPE. Même constat pour les autres classes de bâtiments tertiaires comme les commerces ou encore les bâtiments de logistique. Les bâtiments de bureaux rénovés depuis 2008 et les bâtiments ayant une certification environnementale en construction ou en rénovation ont de meilleures performances énergétiques, respectivement 370 kWhEP/m².an et 398 kWhEP/m².an.

 

Tous ces indicateurs sont désormais publics dans la version 2017 du Baromètre de l’OID et également accessibles sur la plateforme TALOEN, la plateforme de benchmark de la performance énergétique et environnementale des bâtiments développée par l’OID en partenariat avec Deepki. Des indicateurs complémentaires sont disponibles sur Taloen qui s’enrichit d’une nouvelle fonctionnalité de localisation de tous les bâtiments certifiés et labellisés en France.

 

Le suivi des consommations énergétiques se fait de manière de plus en plus fine, et évolue d’un sujet de reporting vers une approche de pilotage énergétique permettant de nouvelles applications telles que l’effacement ou encore les stratégies d’achat d’énergie. L’accès aux données énergétiques fait l’objet de nombreux chantiers entre les distributeurs et les grands consommateurs, rappelés par Frank Roubanovitch, Président, CLEEE.

 

Enfin, la quantité importante de données disponibles offre de multiples possibilités d’analyses statistiques, présentées par Emmanuel Blanchet, Directeur général, Deepki. L’analyse de la base de données de l’OID a permis d’identifier les principaux facteurs d’influence des consommations, notamment la localisation, la typologie, la certification et les démarches de sensibilisation des occupants, et de constituer des groupes de bâtiments aux profils de consommation similaires, ce qui permettra à l’OID de produire une analyse de plus en plus fin aux professionnels de l’immobilier sur la plateforme TALOEN. A l’heure où l’on ne parle plus que data, ce premier travail permet d’explorer le potentiel de la data analytics pour l’efficacité énergétique des bâtiments.

 

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